«Notre agglomération repart de l’avant»

Insuffler un nouveau dynamisme économique à l’agglomération, moderniser le territoire en améliorant le cadre de vie et les équipements, transformer le Dunkerquois en un laboratoire d’innovations sociales : la métamorphose de l’agglomération dunkerquoise est plus que jamais en mouvement, comme le confirme Patrice Vergriete, président de la CUD, dans cette interview que vous retrouverez dans le n°27 du Journal communautaire, distribué la semaine prochaine dans vos boîtes à lettres.

Depuis le début de votre mandat, votre objectif est de moderniser et de redynamiser l’agglomération dunkerquoise, notamment au plan économique. Où en êtes-vous ?

Notre agglomération doit se moderniser et repartir de l’avant, pour garder ses jeunes et créer des emplois. Nous devons regarder vers l’avenir avec volonté et ambition et relever les défis du XXIe siècle en valorisant nos atouts.

Sur le plan économique, la stratégie commence à porter ses fruits. Notre littoral connaît en effet une nouvelle dynamique d’implantations industrielles.
En 2017, j’ai ainsi annoncé l’arrivée d’une nouvelle entreprise, la quatrième depuis 2014, alors que durant la décennie précédente, il n’y en avait eu aucune, hormis le terminal méthanier. Et ce n’est que le début, d’autres projets devraient se concrétiser en 2018.
Par ailleurs, le travail mené par la Communauté urbaine pour accompagner l’industrie dans la transition énergétique vient d’être reconnu par l’Etat dans le cadre de l’appel à projet national « Territoire d’Innovation de Grande Ambition ». Cette reconnaissance ouvre la porte à des financements importants qui nous permettront d’adapter notre tissu industriel aux enjeux de demain.

Au-delà du renforcement de notre pôle industriel, nous devons aussi diversifier notre économie. Et, là aussi, les résultats commencent à être perceptibles. Le trafic conteneurs du port est en hausse et le projet d’extension dénommé « Cap 2020 » favorisera encore cette croissance.
La fréquentation touristique progresse très fortement, grâce notamment à notre politique d’animations des stations balnéaires. Et l’accueil des productions cinématographiques connaît un large succès, le plus bel exemple étant évidemment le film de Christopher Nolan qui a donné un coup de projecteur international sur notre agglomération et notre histoire singulière. 

Nous venons par ailleurs de lancer la Communauté entrepreneuriale du Dunkerquois afin de redonner à tous le goût d’entreprendre et de créer des entreprises, donc des emplois. Et ce dès le plus jeune âge, parallèlement à l’apprentissage des langues que nous avons initié dans de nombreuses écoles du Dunkerquois.
Au bout du compte, après trois ans de travail acharné pour promouvoir le territoire, l’agglomération compte 800 emplois de plus. Les habitants du Dunkerquois peuvent être fiers du dynamisme retrouvé de notre territoire et compter sur nous pour poursuivre cet élan.

Cette volonté de redynamiser l’agglomération dunkerquoise se double également d’actions concrètes d’aménagement et de construction…

Oui car il faut aussi améliorer le cadre de vie. Les habitants y sont attachés et me disent très souvent leur envie de voir les espaces publics et les équipements rénovés et embellis. En l’occurrence, les chantiers sont nombreux : reconstruction du stade Tribut, nouvelle patinoire au môle 1, rénovation des digues de Malo-les-Bains et de Grand-Fort-Philippe...
Sans oublier les voiries ! Une habitante de Coudekerque-Branche me demandait récemment quand était prévue la rénovation de la rue où elle réside, car elle apprécie les travaux qui ont été réalisés dans une rue voisine. Nous avons lancé en 2014 un plan exceptionnel de rénovation des trottoirs et des rues car nous avions constaté que le cadre de vie s’était fortement dégradé. Ce travail se poursuivra dans les années qui viennent, en complémentarité avec les chantiers menés dans le cadre du projet DK Plus de mobilité.

À ce propos, je suis sensible aux difficultés que chacun a rencontré ces derniers temps pour se déplacer dans notre agglomération. Ces travaux importants étaient nécessaires pour pouvoir disposer dans quelques mois d’une agglomération plus belle et plus moderne. Je tiens à remercier tous ceux qui ont vécu ces contraintes pour leur patience. Dans quelques mois, chacun pourra découvrir le nouveau visage de notre agglomération.

Avec le bus gratuit, ainsi que la fondation Dunkerquois solidaire, votre ambition est que l’agglomération soit un laboratoire d’innovations sociales…

Proposer la gratuité du transport en commun était un engagement fort de la campagne que j’ai menée il y a quatre ans. En 2018, ce sera un engagement tenu. Le 1er septembre, nous allons en effet devenir l’une des plus grandes agglomérations d’Europe à le proposer. Et tout ça sans augmenter les impôts !
Nous allons révolutionner la manière de se déplacer : nous prendrons désormais le bus sans contrainte de coût ou d’horaires. Et je sais que beaucoup attendent cette mesure avec impatience, comme cette maman que j’ai rencontrée récemment qui me disait ses difficultés à payer les cartes d’abonnement au bus pour ses enfants et pour elle-même. 

Quant à la fondation « Dunkerquois solidaire », il s’agit d’un dispositif inédit qui permet, grâce à la solidarité de tous, de financer des emplois utiles, proposés à des demandeurs d’emploi de plus de deux ans. Nous pouvons être fiers de la réussite de cette action innovante et unique en France, qui réinvente la solidarité.
En cette fin d’année 2017, j’ai d’ailleurs eu le plaisir de croiser les deux premiers bénéficiaires du dispositif. Ce fut un moment émouvant de voir que, grâce à la générosité des Dunkerquois, deux habitants qui galéraient retrouvent aujourd’hui un parcours de vie positif. Cela se voyait dans leurs yeux : ils revivaient !

2018 sera une année particulière pour la Communauté urbaine qui fêtera son 50e anniversaire...

Cet anniversaire sera une belle occasion de se pencher sur le passé mais aussi et surtout sur l’avenir de notre intercommunalité. Quelles sont les attentes de la population ? Quels défis notre littoral devra-t-il relever dans les 15-20 ans qui viennent ? Comment faire évoluer nos institutions et nos politiques publiques pour y répondre ? Autant de questions que nous pourrons nous poser sereinement et collectivement en cette année 2018 avec les habitants de notre agglomération, auxquels j’adresse mes vœux les plus chaleureux.

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