Moteur, ça tourne dans le Dunkerquois !

Miser sur les tournages pour changer l’image du territoire et booster l’économie locale, c’est l’objectif de la cellule cinéma à Dunkerque. 2019 s’avère être une année très prometteuse avec trois tournages de séries en cours et d’autres projets...

Besoin de créer un commissariat avec une vue portuaire ? Ni une ni deux, l’Hôtel des Technologies en voie de ré-
habilitation se rend disponible pour les besoins de la série « Kepler(s) ». Un coup de baguette magique qui fait gagner du temps (et de l’argent) aux cinéastes... Depuis l’instauration d’une cellule cinéma à la Ville de Dunkerque, le nombre de jours de tournage n’a cessé de croître dans la cité de Jean Bart, et par répercussion, dans le reste de l’agglomération comme par exemple à Coudekerque-Branche et à Grand-Fort-Philipppe. Un engouement qui se confirme en 2019 comme en attestent les tournages en cours de deux séries de France Télévision : « Laetitia » et « Une belle histoire », suivis très prochainement de la troisième saison du « Baron noir » et, au début de l’été, du prochain long-métrage du réalisateur Samuel Benchetrit. Et ce n’est pas fini, d’autres repérages sont en cours pour d’éventuels tournages.

Faire durer les tournages pour optimiser leur impact économique


Repérage de sites pour les tournages, recherche d’ateliers ou d’entrepôts pour les besoins des productions, mise à disposition de locaux pour les castings, propositions de candidatures de comédiens professionnels et de techniciens, mobilisation des services municipaux... la cellule cinéma est à pied d’œuvre. L’objectif ? Attirer les cinéastes et faire durer les tournages localement pour en amplifier l’impact économique, en proposant d’autres sites susceptibles de correspondre à leurs besoins. « C’est ainsi que certaines scènes censées se situer à Lille dans les épisodes du « Baron noir » ont finalement été tournées dans le Dunkerquois. Dernière initiative qui a porté ses fruits, la promotion du site de l’ancienne raffinerie SRD avant sa démolition partielle, qui a servi pour trois courts-métrages et la série « Kepler(s) ».

Avec « Baron noir », l’image de Dunkerque a été considérablement modifiée. La réputation pour accueillir des tournages s’est confortée considérablement. Et le bouche-à-oreille continue de fonctionner. Avec le tournage de Nolan, le territoire a démontré qu’il était capable de répondre aux besoins d’un tournage d’un blockbuster avec d’énormes contraintes, en mobilisant les différents acteurs concernés : cellule cinéma, sous-préfecture, Port de Dunkerque, douanes, police maritime, pour résoudre tous les problèmes. Une réactivité qui a sidéré la Warner ! Les réalisateurs viennent pour di- verses raisons à Dunkerque : un climat social, une ambiance portuaire, une architecture atypique... mais tous s’accordent sur un point : la lumière y est exceptionnelle.

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