Lucas Pouille de retour à Loon-Plage

De passage sur ses terres natales, Lucas Pouuille a reçu la médaille de sa ville et pris le temps d’échanger avec ceux venus en nombre rencontrer celui qui tutoie aujourd’hui les sommets du tennis international

Fraîchement débarqué dans l’Hexagone, pour rejoindre Albertville où l’équipe de France remet en jeu son titre de vainqueur de la Coupe Davis, le jeune nordiste Lucas Pouille était de passage sur ses terres natales. La ville et le Tennis Club de Loon-Plage, club de son enfance, lui avaient organisé une petite cérémonie de remise de médaille pour l’image positive du territoire qu’il véhicule à travers le monde. « Ce territoire qui vous a vu naitre et grandir pour devenir le champion que vous êtes aujourd’hui, et surtout la personne aux qualités humaines unanimement reconnues, comme le rappelait Patrice Vergriete, au lendemain du fameux point décisif en Coupe Davis. Votre réussite est assurément un modèle pour les jeunes sportifs du territoire dunkerquois »

« C'est important pour moi d'être ici »

Au milieu d’un public entièrement conquis, composé de joueurs en herbe ou confirmés, anciens adeptes ou simples admirateurs venus des quatre coins de l’agglomération, Lucas Pouille s’est plié à l’exercice de la signature d’autographes et du selfie. Sans jamais se départir de son sourire, confirmant sa réputation de « garçon simple et disponible ». « Même si j’ai fait le tour du monde des cours de tennis, je suis toujours aussi stressé de prendre la parole devant vous, mais c’est très important pour moi d’être ici, de rentrer à Loon-Plage, ma ville, commentait Lucas Pouille. Sans cette salle qui s’est construite à deux pas de chez moi je n’aurais jamais joué au tennis, alors merci monsieur le maire d’avoir participé à sa création » soulignait non sans humour le champion. A l’époque où la salle se construit, il courait plutôt les stades de foot « où il était très bon » selon son père. Mais en une séance d’essai, raquette en main, tout a basculé. Habileté motrice, concentration, abnégation, écoute, exigence, humilité, praticité… Son premier entraîneur ne tarit pas d’éloges sur le petit génie qu’il voit débarquer chaque semaine avec la même détermination. « Il était souvent le premier sur le court, il jouait seul, avec son frère Nicolas, même contre un mur, mais il jouait tous les jours se souvient ce dernier. Très rapidement il vient vers le filet et on sent chez lui cette envie de produire du jeu. »

Il entame la compétition et tout s'accélère

A 8 ans, avec une année d’avance, il entame la compétition. Et tout s'accélère. A 12 ans, la Fédération Française de tennis le recrute. Direction Poitiers « Ce n’était pas un choix facile, il fallait prendre le train tout seul, je ne rentrais que toutes les trois semaines chez moi, mais c’était mon choix. Je rêvais d’être professionnel », se souvient Lucas Pouille. A 15 ans c’est l’Insep. A 23 ans il intègre les Bleus, coachés par Yannick Noah. Un an plus tard, à domicile, il offre à la France une nouvelle Coupe Davis. « Un moment incroyable, mais bien trop court : on décroche le titre, on passe en salle de presse, on fête ça le soir, et dès le lundi c’est retour à la réalité » relate l’intéressé. Deux mois plus tard, il est même déjà l’heure de remettre son titre en jeu. « C’est troublant de devoir défendre son titre aussi rapidement mais j’ai hâte d’y être, de repartir sur cette nouvelle aventure, en essayant d’écrire l’histoire… » Continuer cette belle histoire, c’est tout ce qu’on lui souhaite.

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