Le site d’Ecocem inauguré

L’entreprise Ecocem a démarré son activité il y a quelques semaines. Cette implantation est une parfaite illustration d’économie circulaire qui fait la force du tissu industriel dunkerquois.

A peine trois semaines d’activité, l’usine Ecocem tourne à 30% de ses capacités. « Je n’ai jamais vu un pareil démarrage. Ça part fort ! » s’enthousiasme Donal O’Riain, président fondateur du groupe Ecocem, lors de l’inauguration du site dunkerquois, le jeudi 14 juin. L’entreprise s’est implantée il y a quelques mois à proximité immédiate d’ArcelorMittal, une situation qui n’est pas le fruit du hasard. Ecocem réutilise justement le laitier issu des hauts fourneaux et le transforme afin d’en faire « le ciment le plus écologique du monde. » Et de poursuivre : « on espère d’ici 18 mois être en pleine capacité. Le Dunkerquois est un endroit formidable pour toucher les grands marchés. »
Le groupe d’origine irlandaise a construit son premier broyeur en France en 2009, à Fos-sur-Mer, initiant ainsi un partenariat avec ArcelorMittal. « Un projet d’une réussite indéniable » commente Yves Koeberlé, vice-président du groupe sidérurgiste mondial : « le laitier des hauts fourneaux est une parfaite illustration d’économie circulaire. En effet, après granulation et broyage, il devient un très bon liant hydraulique avec des qualités techniques et physiques remarquables. Cela permet d’éviter l’émission de quantités significatives de dioxydes de carbone et d’économiser des matériaux naturels extraits à partir de carrière. » Un atout également relevé par le préfet de Dunkerque Eric Etienne : « 20 kilos de CO2 sont émis pour une tonne de ce ciment, contre 700 kilos de CO2 pour une tonne de ciment classique. L’effort mérite d’être souligné. »
Cette implantation industrielle compte parmi les cinq annoncées depuis 2014. Elle engendre la création d’une vingtaine d’emplois et du trafic supplémentaire pour le Port de Dunkerque. « L’inauguration du site d’Ecocem met en valeur les problématiques d’économie circulaire et les enjeux d’impacts environnementaux, estime quant à lui Patrice Vergriete, président de la Communauté urbaine de Dunkerque. Cela incarne les mutations industrielles qui sont en cours dans le Dunkerquois. Elles montrent le passage dans le XXIe siècle et surtout le dynamisme des industriels. »

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