Le Musée portuaire, ancré depuis 25 ans en Citadelle

Depuis son ouverture en 1992, le Musée portuaire n’a cessé d’enrichir sa collection et son patrimoine flottant. Un quart de siècle, 55 expositions et 1 135 000 visiteurs plus tard, il s’inscrit dans le paysage touristique et culturel dunkerquois pour faire rayonner le territoire et apporter un regard pertinent sur son passé comme sur son présent.

A la fin des années 1970, les dockers du Dunkerquois assistent à la mutation de leur profession, liée à l’évolution technique de la manutention et au changement de dimension du commerce maritime. Désireux de préserver la mémoire de leur métier, certains passionnés décident alors de conserver les outils traditionnels, comme les crocs, bennes à minerai, diables, sauterelles... L’idée de créer un musée professionnel germe dans les esprits. Présidée par Hubert Lemaire, l’association ACMAPOR naît en 1982. Le choix du bâtiment se porte sur un ancien entrepôt de tabac, racheté par la CUD en 1974. Splendide exemple d’architecture industrielle, il est l’un des plus anciens bâtiments à usage industriel de Dunkerque et l’un des rares préservés des bombardements.

De l’Islande au cap Horn

Après une décennie de collecte de pièces et d’illustrations, ponctuée par des expositions organisées avec les moyens du bord, le musée, présidée par Jean Deweerdt, ouvre ses portes au public en septembre 1992 avec la vocation de sauvegarder des témoignages de vie et les savoir-faire portuaires. Fort désormais de presque 10 000 objets et 121 000 photographies, le musée plonge les visiteurs dans quatre siècles d’histoire maritime dunkerquoise, de l’épopée de Jean Bart au développement du port ouest sans oublier les traces des deux conflits mondiaux. Les visiteurs partent ainsi à la rencontre des hommes et des femmes qui ont mis toute leur énergie à développer le port et s’aventurent dans toutes les mers du globe, de l’Islande au cap Horn. Depuis une dizaine d’années, sous la présidence de Philippe Bertonèche, le musée s’attache également à donner un éclairage sur les grandes mutations industrielles depuis la fin du XXe siècle, pour mieux cerner le rôle actuel du port de Dunkerque, fenêtre du territoire sur le monde. Des temps forts marquent l’évolution du musée et contribuent à son rayonnement, tels que la refonte du parcours muséographique en 2000, l’aménagement d’une nouvelle salle en 2013 ou encore les expositions temporaires qui apportent chaque année un regard renouvelé sur un pan de notre cité portuaire et attirent un public toujours plus varié et nombreux. Au fil des ans, le musée développe ses actions de médiation et d’animation pour accueillir tous les publics : scolaires, familles, étudiants, publics éloignés de l’offre culturelle, etc.

Navires à quai et à flot

Grâce aà sa flotte, le musée renforce son ancrage dans le paysage dunkerquois et son attractivité. Tournant dans son histoire, en 2001, le trois-mâts « Duchesse-Anne », voilier-eécole de la marine marchande allemande à son origine, ouvre son pont au public, suivi en 2003 de la péniche « Guilde » et en 2006 du dernier bateau-feu français « Sandettié ». Trois navires, le remorqueur « Entreprenant » (à flot dans le bassin du Commerce), la « Pilotine » (aà quai devant le « Duchesse-Anne ») et la vedette de balisage « Esquina » (exposée au pied du phare), complètent ce patrimoine. Et depuis 2012, le public peut gravir les 276 marches du phare de Risban pour accéder à une vue panoramique sur le port, la ville et l’arriàre-pays. Enfin, une nouvelle muséographie mise en place à partir de 2014 et qui s’achèvera en début d’année 2018, vient reconfigurer la collection du musée, pour le rendre accessible aux personnes à mobilité réduite, mais aussi plus pédagogique et plus moderne en intégrant des outils numériques. L’histoire du musée n’a pas fini de s’écrire...

 

Autour du musée...

Dès sa genèse, le projet du musée suscite l’intérêt des partenaires privés. GTS (aujourd’hui Dillinger France) est la première entreprise partenaire en 1997. Aujourd’hui, le club d’entreprises, initié par Jean Deweerdt, compte quelque 60 sociétés mécènes, fidèles et fortement attachées aà ce musée qui parle de leur activité et de leur territoire. Depuis 2017, l’association des Amis du musée a vu le jour (en plus de l’association des Amis du Duchesse-Anne). Ses membres viennent appuyer les actions du musée et favoriser son rayonnement, par exemple en organisant des conférences thématiques.

 

 

A la Une

Vers le haut