Retour accueil

Recherche

  • Accessibilité
  • Contact
  • Plan du site
Bandeau Dunkerque Grand Littoral

Territoire

Histoire du territoire

Vous êtes ici : Accueil > Territoire > Histoire du territoire

Il y a 150 ans naissait Rosendaël

1767 : Rosendaël compte 700 habitants
1860 : le hameau est érigé en commune
1891 : création de la commune de Malo-les-bains
1935 : inauguration du nouvel hôtel de ville
1972 : fusion des communes de Rosendaël et de Dunkerque

 

 

 

Aux origines, ce vaste espace de dunes, parsemé de marécages, s’étend sur la partie septentrionale des deux paroisses de Coudekerque et de Téteghem. D’abord connu sous le vocable de Pierkepaps, lieu de justice où l’on pendait les sorciers, ce territoire prend ultérieurement le nom de Rosendaël, la « vallée des roseaux », devenue « vallée des roses » en raison de ses jardins abondamment fleuris.

Au XVIIe siècle, il abrite plusieurs noyaux de peuplement : des pêcheurs établis au nord-est des fortifications de Dunkerque, en deux groupes distincts, dans des maisons basses éparpillées dans les dunes, et une population de jardiniers le long du canal de Furnes (1638). A partir de 1724, la bourgeoisie dunkerquoise y fait construire des maisons de plaisance appelées « campagnes » à proximité de divers cabarets et tavernes. Dès 1754, le hameau se dote d’une école, grâce à de généreux donateurs, et compte 700 habitants en 1767.

 

Guerre et paix

La proximité immédiate de la place forte de Dunkerque rend très vulnérable ce hameau appelé à souffrir du passage des troupes assaillantes ou des préparatifs des combats. Ainsi, à deux reprises, Rosendaël est ravagée, lors du siège de 1646 et en août 1793 quand les arbres et 209 habitations sont incendiés pour dégager le champ de tir des batteries positionnées du côté de la porte de Nieuport. Cette année-là, les deux chapelles, premières marques d’identité érigées en 1738 et 1758, sont également détruites.

Le hameau se relève de ses ruines en 1804 quand Napoléon 1er décide d’y cantonner une partie des troupes qu’il destine à un débarquement en Angleterre. Puis, sous la Restauration, Rosendaël devient le lieu de promenade dominicale favori des Dunkerquois attirés par le bon air de la campagne et le divertissement offert par de nombreuses guinguettes.

 

La conquête de l’autonomie

Une première étape vers l’autonomie est franchie en juin 1842 quand une ordonnance royale érige ce territoire en paroisse. La municipalité de Coudekerque-Branche ne manifeste guère d’enthousiasme devant les velléités autonomistes de cette communauté car une séparation lui ferait perdre non seulement la moitié de sa population et le sixième de son territoire mais aussi de substantielles recettes d’octroi perçues à l’entrée des boissons et des viandes destinées aux guinguettes.

Elle s’y oppose donc fermement en 1857 mais finit par céder un an plus tard sur pression préfectorale après que Téteghem, également concernée, eut donné son aval. Le 24 mars 1860, Rosendaël est érigée en commune par décret impérial. Peu à peu la nouvelle collectivité s’équipe, notamment pour répondre aux besoins scolaires et de sa propre administration par la création en 1863 d’un hôtel de ville mais elle éprouve bien des difficultés budgétaires pour accompagner le développement urbain. En outre, elle se retrouve à son tour confrontée à des revendications séparatistes émanant de ceux qui portent l’idée de la création d’une grande station balnéaire dont il existe déjà un embryon. De guerre lasse, après deux décennies émaillées de conflits, elle se résout à accepter la séparation de la section dite des Bains ou du Casino, encore dénommée Rosendaël-les-Bains, qui est érigée en commune en 1891 sous le nom de Malo-les-Bains.

 

Un développement rapide

Bien qu’ayant perdu 37 % de sa superficie communale, la ville connaît un accroissement constant de sa population qui quintuple en quatre décennies pour atteindre 10 096 habitants en 1901. Sur le plan économique, la culture maraîchère prédomine : d’abord la pomme de terre, la chicorée mais aussi des arbres fruitiers qui doivent être arrachés en raison de l’épuisement des sols et enfin, à partir de 1927, des cultures sous serres, promues à un bel avenir et dont les productions transitent en expédition par la gare de Rosendaël (1891). Dans la seconde moitié du XXe siècle apparaissent les établissements horticoles. La commune abrite quelques d’industries (une briqueterie, une entreprise de construction métallique, des scieries, des corderies …) et sa population constitue surtout un réservoir demain-d’œuvre pour la sidérurgie de l’Usine des Dunes (Leffrinckoucke), les maisons de transit, les chantiers navals et le port de Dunkerque. Rosendaël accueille aussi les grands établissements de santé publique de l’agglomération : l’hospice civil de Dunkerque (1891), l’hôpital (1909) jusqu’au nouveau centre hospitalier inauguré en 1976.

 

Richesse patrimoniale

L’histoire communale récente a produit une grande diversité architecturale : de modestes maisons ouvrières ou de pêcheurs mais aussi d’élégantes villas à l’allure nordique, construites en bois, le matériau imposé par l’autorité militaire dans cette zone dite de servitude des fortifications ; des demeures patronales cossues, entourées de parcs, portant le nom de « châteaux » pour mieux afficher la réussite professionnelle et sociale de leurs propriétaires ; un lotissement avant-gardiste appelé « quartier Excentric », conçu dans les années 1930 par François Reynaert, promoteur à l’imagination foisonnante se réclamant du cubisme. Soit autant d’éléments du patrimoine qui ont miraculeusement survécu aux tourmentes et en particulier aux ravages causés par la Seconde Guerre mondiale, à l’image de son hôtel de ville, inauguré en 1935 et écrasé par plusieurs torpilles en 1940.

 

Dunkerque-Rosendaël

Sous l’Occupation, Rosendaël connaît un afflux de population : des réfugiés dunkerquois sinistrés ou des Maloins expulsés de leurs quartiers trop proche du Mur de l’Atlantique. Durant ces années sombres, la ville est aussi le berceau de la Résistance. Après la guerre elle retrouve la sérénité, tout en étant confrontée à une urbanisation galopante. Après avoir adhéré à la Communauté urbaine et séduite par l’idée du Grand Dunkerque, elle décide, en même temps que sa consœur Petite-Synthe, d’unir son destin à la cité de Jean Bart, par fusion devenue effective au 1er janvier 1972. Aujourd’hui, la ville, devenue quartier, arbore et revendique une identité multiforme qui puise ses racines dans la mosaïque de son passé.

 

Patrick Oddone

L’ancienne mairie de Rosendaël et son kiosque à musique dans les premières années du XXe siècle.

Affiche publicitaire témoignant du passé balnéaire de Rosendaël avant la création de la commune de Malo-les-Bains intervenue en 1891.

Le cœur du quartier de Rosendaël qui a bénéficié de profondes mutations depuis deux décennies.

Histoire du territoire

 Le Grand Dunkerque, une histoire en marche
 Aux origines du port (12e - 18e siècle)
 Aux origines du port (18e - 19e siècle)
 Aux origines du port (19e - 20e siècle)
 Le port du XXe siècle (1900 - 1945)
 Le port du XXe siècle (1945 - 2000)
 Mémoire du premier site balnéaire
 Saint-Pol compagnon d'armes de Jean-Bart
 Le fort de Petite-Synthe a cent ans
 Le fort des Dunes : un site de mémoire
 Nouvelle vie pour le Sandettié
 Sémillante Duchesse Anne
 In Memoriam Albert Denvers
 Armistice 1918, la fin d’un cauchemar
 La bataille des Dunes
 Le carnaval, tradition séculaire
 L’écluse du canal de Mardyck
 L’église Saint-Jean-Baptiste de Bourbourg
 Forts Louis et Vallière, sentinelles avancées
 Guynemer, figure légendaire
 Guilde, la mémoire batelière
 La société Lesieur centenaire
 Le Princess Elizabeth : un grand little ship
 Tour de France : 24ème édition dunkerquoise
 Vauban et la Flandre maritime
 Les wateringues, institution séculaire
 Il y a 150 ans naissait Rosendaël
 Vingt ans de développement durable
 Il y a 70 ans, l'opération Dynamo
 Quand la terre parle
 Jacques Collache, dernier maire de Rosendaël
 Les Bains Dunkerquois
 Ces phares qui éclairent l’Histoire
 Le centre européen de loisirs et d'accueil
 Arthur Van Hecke, une âme flamande
 L’épopée malouine
 Les beffrois, miroirs de l'histoire
 Le Musée de l'identité portuaire
 Saint-Martin, fête européenne de la lumière
 Il y a 60 ans, la Reconstruction
 Petite-Synthe, du village au quartier
 Les cités des cheminots
 Les jardins de la solidarité
 Deux navires emblématiques