« Scotch Gambit », l’œuvre la plus monumentale de l’artiste anversois, atterrit pour un mois, place Charles-Valentin à Dunkerque. Un clin d’œil du Fonds Régional d’Art Contemporain à un univers qui rappelle l’esprit des chantiers de France.
D’ici trois ans, le FRAC, investira l’AP2, la zone des anciens chantiers de France, sur le quartier du Grand Large. Un esprit à cultiver et qui rappelle étrangement l’univers d’Henri Van Herwegen, alias Panamarenko, artiste belge de 68 ans. Toutes ses œuvres rappellent l’aviation, la science et sont en mêmes temps très inventives. Là où la science laisse place à l’imaginaire, là où l’imaginaire se laisse surpasser par la science. C’est dans cette frontière fragile que se situe l’art de Panamarenko. Mi-ingénieur, mi-rêveur.
Passionné par l’aviation, il aurait sans conteste pu inventer le premier appareil volant, mais dans une autre époque. C’est en 1967, à Anvers, que Panamarenko expose pour la première fois ses engins volants. D’inventions en inventions, il en a testé certaines comme ses chaussures pour marcher sur les murs, Panamarenko défie les lois de l’apesanteur et repousse sans cesse les limites de la science. Un « savant fou » qui crée avant tout pour s’amuser et qui apparaît aujourd’hui comme l’une des figures majeures de l’art contemporain belge et reconnu comme tel au plan international.