
L’opération a démarré en octobre 2008, initiée par la région en collaboration avec la délégation régionale de l’Ademe. Le but était d’impliquer les collectivités territoriales en vue de mesurer, de manière précise, les potentialités de réductions de la production des déchets avec la participation de foyers volontaires.
La communauté urbaine de Dunkerque, qui participe au programme européen Reduce de réduction des déchets et pour qui la prévention est essentielle, a tout de suite suivi et a sélectionné des familles de l’agglomération.
Pour les 24 familles participantes, il s’agissait de d’adopter une dizaine de gestes quotidiens de prévention comme boire l’eau du robinet, économiser les piles, limiter le gaspillage alimentaire ou encore apposer un STOP PUB sur leur boîte aux lettres. Elles ont ainsi dû compter leurs déchets. Mais elles ont également été initiées au compostage domestique et à « l’ achat malin ».
Motivées car soutenues au quotidien par deux structures associatives-relais (Espace Environnement et MNLE Scarpe Sensée Artois Douaisis), les familles ont pu mettre en œuvre les gestes de prévention de manière effective.
Durant les trois mois de l’opération, les vingt-quatre foyers ont ainsi évité de jeter :
Elles ont également composté 606kg de déchets organiques.
Comment avez-vous vécu cette campagne "familles témoins" ?
Nous avions déjà eu beaucoup de plaisir à accueillir le bac de compostage à l'automne, alors il allait de soi pour toute la famille que nous devions participer à cette opération.
Avez-vous rencontré des difficultés particulières ? Qu'est ce qui vous a semblé, par exemple, le plus difficile ?
Nous étions, avant cette opération, très organisé pour les tris et les poubelles. Le plus difficile donc a été de conserver tel ou tel déchet pour les peser tous ensemble. Conserver les publicités par exemple !
Qu'allez vous retenir de cette expérience ?
Que la plus grosse quantité de nos déchets sont recyclables dès la maison (papier, carton, épluchures ...)
Que faites vous que vous ne faisiez pas avant ?
Préférer les emballages qui créent le moins de déchets à détruire !
Etes-vous partant pour une nouvelle expérience en matière de famille témoin ?
Probablement.
Comment avez-vous vécu cette campagne "familles témoins" ?
Comme il s’agissait d’une démarche volontaire de notre part, nous avons bien vécu cette expérience. Après échanges avec les organisateurs de l’opération et les réunions de préparation, nous nous étions préparés en famille pour s’organiser durant cette période de trois mois.
Avez-vous rencontré des difficultés particulières ? Qu'est ce qui vous a semblé, par exemple, le plus difficile ?
La mise en œuvre de la pesée, du tri organisé, du classement des achats par catégories… a été une discipline que nous avons du suivre durant ces trois mois d’étude. Au début, nous avons tâtonné, mais au fur et à mesure, nos comportements étaient presque devenus automatiques. En étant à la base volontaire, nous ne faisions pas le choix de la facilité, mais le choix de s’adapter à un cadre d’étude pré-défini, durant une période finalement pas si longue que cela, ce qui nous a permis aussi de prendre du recul sur nos propres comportements vis à vis des déchets ménagers.
Qu'allez vous retenir de cette expérience ? Que faites vous que vous ne faisiez pas avant ?
Étant déjà à la base sensibilisés par les préoccupations environnementales et de développement durable, nous nous sommes mobilisés sur cette expérience pour connaître un peu plus précisément nos habitudes de consommation. Nous avons pris des engagements pour limiter nos déchets ménagers durant cette étude. Le premier d’entre eux a été, comme nous avons un jardin, de disposer d’un composteur. Mais concernant la production de déchets ménagers, nous tentons désormais au quotidien de limiter les achats en petit nombre, d’acheter des produits qui ne soient pas sur-emballés… Nous consommons aussi l’eau du robinet. Aujourd’hui, globalement, nous tenons ces engagements, mais la société de consommation dans laquelle nous vivons fait que la tentation existe tout de même. A nous d’y résister, pour nous, nos enfants, et plus généralement pour la planète.
Etes-vous partant pour une nouvelle expérience en matière de famille témoin ?
C’est une expérience très enrichissante que de participer à ce type d’étude. La mise en œuvre demande des efforts, de l’énergie et un peu de recul aussi sur ses propres pratiques. Participer à une telle démarche vise d’abord à être acteur pour faire évoluer les choses dans leur globalité, pour l’intérêt général. En ce sens, un tel enrichissement ne demande qu’à être vécu une nouvelle fois.