
Michel Delebarre : C’est en effet un très bon parcours effectué par nos représentants, particulièrement dans les disciplines phare que sont le basket ou le handball. Les deux grands sports collectifs du littoral ont tenu toute l’année le haut de l’affiche et la victoire de l’USDK en coupe de France en fut l’apothéose. L’engouement du public est là (il n’était qu’à voir l’ambiance lors du dernier match aux Stades de Flandres alors que le BCM fait régulièrement salle comble). L’accueil reçu par les handballeurs suite à leur prestation à Bercy montre à quel point nous avons raison d’être les premiers supporters de nos équipes fanion. Cerise sur le gâteau, l’USLD retrouve le CFA. Individuellement, Louise Vanhille en gymnastique, Joanes Hedel en natation ou Stéphanie Dechand en aviron ont, par leur parcours, particulièrement marqué le sport du littoral. Derrière la réussite de ces clubs ou de ces champions il y a une attente des jeunes qui rêvent de s’identifier à leurs aînés. J’ai toujours considéré le sport de haut niveau comme une locomotive et une vitrine. Il démontre l’importance de notre investissement dans ce secteur d’activité. Ces évènements forts, ces grands moments d’émotion nous donnent, semble-t-il , raison.
Michel Delebarre : C’est vrai que nous avons été quelques uns à lancer cette idée dès septembre 2006 et je suis pleinement satisfait de voir que cette proposition fédère aujourd’hui autant d’énergies sur ce littoral. J’ajoute que la signature récente d’une convention avec le Comité national olympique à Paris est venue en quelque sorte parapher notre détermination. Nous sommes probablement la plus importante base arrière des JO 2012 ; salles, complexes sportifs ou sites labellisés le sont en nombre ; des délégations du monde entier viennent sur place pour évaluer les conditions d’entraînement et d’hébergement de leurs athlètes. Nous veillons à leur offrir le meilleur des accueils et modestie mise à part , je pense que nous avons un certain savoir-faire. Bref, nous serons totalement partie prenante de la phase préparatoire des Jeux Olympiques 2012 à Londres (voire même de leur déroulement) et je dois dire que nous sommes fiers que la Côte d’Opale en soit l’instigatrice, même si aujourd’hui, toute la région Nord/Pas-de-calais ainsi que la Flandre occidentale belge sont concernées.
Michel Delebarre : Il existe en effet au cours de l’année quelques grandes dates qui ponctuent l’agenda sportif, telles que les 4 jours de Dunkerque ou tout récemment le tour de France à la voile ; mais il y a aussi le beach-volley, le championnat de France de kitesurf cet été, les boucles dunkerquoises ou le cross de l’acier… J’en passe évidemment. Toutes ces manifestations, je veux en souligner l’intérêt et les retombées en indiquant que ça ne se fait jamais au détriment de l’offre d’activités sportives et de loisirs que sont en droit d’attendre les habitants. Notre implication en tant qu’élus se concrétise dans le nouveau bassin de 25 mètres de la piscine Paul-Asseman ou la réhabilitation de celle de Leffrinckoucke. La part prise par la Communauté urbaine dans la réalisation du PAARC de Gravelines est aussi à remarquer ; j’y ajoute, bien sûr, la future « grande salle » qui, une fois construite, sera un catalyseur, y compris au plan économique. Le sport à tous les niveaux est un facteur de cohésion sociale qui passe nécessairement par des décisions politiques et financières.
Le Mag'158 - juillet/août 2011