Retour accueil

Recherche

Nous sommes une terre d'ouverture

Dans le nouveau projet communautaire, il est beaucoup question d'ouverture. Est-ce inhérent au monde en mutation, dans lequel il s'inscrit ?

L'ambition stratégique de la Communauté urbaine, comme de toute agglomération, ne peut bien sûr s'isoler des défis de son temps. Et il sont nombreux. La CUD est un carrefour géographique, l'ouverture sur la mer de tout notre département et de la métropole lilloise. À un carrefour économique, qui garde un vocation industrielle avec les plus groupes mondiaux implantés (énergie, sidérurgie, pétrochimie, alimentaire...). Nous sommes aussi par définition une terre d'ouverture, de passage, d'intégration riche en diversité.

Ce carrefour stratégique est en mutation, préoccupé par les grands défis de l'environnement et du changement climatique, de la mondialisation des échanges qui élargit le champ de nos coopérations et de nos compétitions. Ainsi que par la crise financière et économique avec les fossés qui continuent à se creuser, un chômage qui ébranle les équilibres sociaux et ré-interroge les dispositifs de solidarité dans une perspective de cohésion sociale que nous voulons forte. Les nouvelles technologies, dont celles de la communication, modifient les relations sociales mais risquent de créer une nouvelle fracture, numérique cette fois.

 

Le projet s'inscrit aussi dans un contexte institutionnel et financier agité

Le projet communautaire devient le cadre de référence de la politique qui préside à l'élaboration du budget annuel de la Communauté. Cela dès ce budget 2010 qui vient d'être voté. Il est vrai qu'il faut en la matière, jongler avec beaucoup de point d'interrogation. Ceux posé par le rapport Balladur, par la réforme annoncée des collectivités locales, par la suppression de la taxe professionnelle.

C'est un bien mauvais procès qu'on fait en ce moment aux collectivités locales en les accablant de tous les maux tout en leur transférant de plus en plus de responsabilités. Car qui réalise les investissements du plan de relance ? Qui développe les services à la population ? Qui endosse les compétences de solidarité et d'action sociale en direction des plus démunis ou des personnes âgées sans les compensations financières que pourtant l'État avait promises ? Qui réalise la majorité des routes, des équipements, des infrastructures ? Les lignes du projet communautaire en disent long à ces égards.

 

Le développement durable demeure son « principe moteur » ?

C'est effectivement le socle qui « place la personne humaine et son environnement au cœur des projets », dit le texte du document. Dans son approche du développement durable, la CUD s'associe aux gouvernements locaux d'Europe et du monde pour promouvoir l'idée d'une ville que nous appelons « intense », solidaire et ménagère d'espace, d'énergie et de nuisances. Ce n'est rien de plus que de respecter les engagements de la charte d'Aalborg que nous avons signée en 1994. Une dynamique de villes durables, dont nous accueillerons la prochaine conférence européenne en mai prochain.

 

Photo : Alain Vanwaefleghem

Alain Vanwaefelghem,
Vice président en charge des affaires financières, de l'administration générale,
du plan de déplacement urbain en centre d'agglomération, des relations avec le Conseil de développement durable de l'agglomération