> Les ambitions d'un territoire durable
Un tel projet n'a de sens que s'il est partagé par tous. C'est pourquoi la Communauté urbaine fait le choix d'associer tous les acteurs et usagers, mais aussi les territoires voisins. Les 18 communes, les habitants, le Conseil de développement durable, les partenaires territoriaux et institutionnels, et bien évidemment les services de la Communauté urbaine dont le présent projet devient le cadre de référence à leur projet d'agglomération.
La ville agréable à vivre est une ville intense, économe en espace, offrant avec les efforts de mixité sociale, de nombreux services publiques de proximité. C'est une ville accessible et connectée : la qualité des réseaux et des transports est donc essentielle. La place de la voiture doit être maitrisée et les transports en commun sont priorisés ainsi que les modes de déplacement doux (voies piétonnes, cyclables).
C'est une ville pluricommunale qui veille à l'équilibre des territoires et à l'attractivité de son cœur d'agglomération. Il s'agit de proposer sur le territoire communautaire une « offre de vie » en ville accessible à tous, qui apporte a chacun la ville de proximité tout en préservant notre richesse rurale.
La ville ou il fait bon vivre accorde également la plus grande attention à la qualité de ses espaces naturels, de ses espaces publics, en luttant contre les coupures urbaines. Elle intègre l'articulation avec ses zones agricoles et avec le monde rural dont elle utilise le potentiel.
C'est cette conception de la ville que la Communauté urbaine défend dans ses politiques et ses projets et qui guide l'actuelle élaboration du plan local d'urbanisme (PLU).
L'ouverture sur la mer c'est bien sûr l'accompagnement des projets stratégiques du Grand port maritime. Si ce regard vers le large, vers l'extérieur, prend une telle ampleur dans le projet communautaire c'est sans doute parce que la communauté urbaine est un territoire non seulement façade maritime mais, de plus, au croisement de six pays dans un rayon de 300 kilomètres.
En outre le projet veut vivre la mer comme un « vecteur d'échanges, de partage, d'innovation » dont nous sommes loin d'avoir exploré toutes les potentialités : en matière de tourisme et de loisirs, de recherche scientifique, de ressource énergétique et un enjeu majeur de protection pour un avenir durable.
La ville du XXIe siècle est une ville connectée à des réseaux, réseau de villes et d'agglomération au niveau local, européen et mondial, réseau de coopération et d'échanges d'expériences. Mais elle est aussi « connectée » au sens plus technique du terme. le développement des liens virtuels et de nouveaux réseaux crée une nouvelle mobilité.
Les nouvelles technologies modifient les relations sociales et le rapport au monde en démultipliant les échanges. Internet, les télécommunications, l'informatique, et le numérique dessinent les nouveaux territoires compétitifs en attirant les entreprises à haute valeur ajoutés.
Mais leur influence sur la démocratie locale, n'est pas sans risque de fragilisation et de fracture sociale. Ces outils doivent donc être mis au service du développement économique et culturel, mais aussi du projet collectif, en combinant éducation populaire et exercice de la citoyenneté.