
Dix « lits halte soins santé » ouvrent sur l’arrondissement de Dunkerque.Ce ne sont pas des établissements hospitaliers, ce ne sont pas non plus des lieux résidentiels.
Entre les deux, les lits halte soins santé permettent d’accueillir les personnes, hommes et femmes, sans domicile fixe (ou réfugiés dans un abri de misère) afin de leur offrir une prise en charge sanitaire. Pour leur dispenser des soins qui ne nécessitent pas d’hospitalisation mais qui ordinairement sont réalisés en médecine ambulatoire ou à domicile. Sauf que, dans leurs cas, l’absence de domicile ne le leur permet pas et que le renoncement à des soins bénins peut s’avérer ensuite beaucoup plus lourd de conséquences.
Les lits halte soins santé sont donc des établissements « médico-sociaux », au sens du code de l’action sociale et des familles. Ils sont obligatoirement adossés à un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) avec lequel ils mutualisent les moyens en personnel, en matériel et en prestations sociales, explique Marie-Christine Kotowski, directrice du CHRS, dit « foyer Renaître » (1), où cinq lits ont ouvert en décembre (les cinq autres sont à l’AAE). Cinq lits, dont deux accessibles au handicap moteur et auditif, et où la durée de séjour ne doit pas excéder deux mois. « Mais reste conditionnée à l’évolution de l’état de santé de la personne accueillie », précisent les textes. Un état de santé évalué (à l’entrée et à la sortie) par le médecin de la structure, le docteur Fabrice Metsdagh dans le cas présent. Et Marie-Christine Kotowski d’insister encore sur l’énorme partenariat qui en l’occurrence unit le CHRS à ses homologues et aux acteurs locaux du secteur sanitaire et social, trop nombreux pour être tous détaillés ici.
(1) Il est géré par l’association Visa et présent à Malo-les-Bains depuis 1962.
Le Mag'163 - janvier 2012