
Mon toit est-il bien exposé ? À quel endroit puis-je y installer un capteur solaire avec le maximum d’efficacité ? Il sera bientôt possible de répondre à ces questions en quelques clics seulement.C’est en tous cas ce que projettent les techniciens de l’énergie et de la géomatique à la Communauté urbaine.
Les données cartographiques réunies par les images aériennes de « l’orthophotoplan », créé en 2008, sont là pour les y aider. Le travail a commencé il y a huit mois, pendant lesquels des opérateurs ont reporté sur écran toutes les données des bâtiments de l’agglomération. Puis les calculateurs entrent en scène, les ordinateurs tournent. Pour élaborer une cartographie du « potentiel solaire ». En fonction de la hauteur du bâtiment, de son orientation, de l’exposition par rapport aux immeubles voisins, de la pente du toit, de sa surface disponible pour accueillir d’éventuelles capteurs solaires (déduction faite des fenêtres, chien-assis, etc).
De tout cela dépend « l’indice de rentabilité solaire » d’un immeuble (au bout de combien de temps aurai-je le retour sur investissement de mon installation ?), calculé en tenant compte également des aides et subventions possibles. Nous en sommes là pour l’instant. Prochaine étape, offrir la consultation en ligne, sur le site de la Communauté urbaine, de la cartographie complète de l’agglomération. Exactement comme on le fait avec la thermographie aérienne pour les déperditions de chaleur.
Trois codes couleurs suffiront à éclairer ce cadastre solaire : vert (pour une exposition rentable), jaune (moyen mais jouable) et rouge (pour une mauvaise orientation au soleil). Des pays comme l'Allemagne, où la politique énergétique est très différente, utilisent déjà beaucoup ce produit cartographique.
Le Mag' 169 - juillet-août 2012
« Nous allons bientôt installer un chauffe-eau solaire et le choix de l’implantation du capteur a été assez simple pour ce qui nous concerne. Mais c’est sûr que dans des endroits plus compliqués, une carte précise de l’ensoleillement sera appréciable. Ça pourrait aussi donner envie de le faire à des gens qui n’y pensaient pas, ou qui se croyaient mal orientés. »
Jean-Pierre Szczepski,
habitant de Dunkerque-Petite-Synthe