
Chacun sait qu'une fois arrivée à la station, l'eau usée fait l'objet d'un traitement pointue et sévèrement contrôlé avant d'être rejeté au milieu naturel. Mais que fait-on des éléments solides recueillis une fois le processus achevé, en particulier des boues ?
Il faut savoir que 2/3 d'entre elles sont mélangées à des déchets fermentescibles et valorisées sous forme de compost répondant aux normes de qualité les plus sévères. À l'instar de ce que fait quotidiennement le Centre de Valorisation Organique de Petite-Synthe pour que les agriculteurs bénéficient, à tout moment, d'un produit stable et riche en amendements organiques. Quant au dernier tiers, celui-ci fait l'objet d'un épandage direct en agriculture. Grâce à l'ajout de chaux, ces boues permettent en effet de corriger l'acidité de la terre et ainsi de la fertiliser naturellement. Un processus dont l'innocuité est évidemment garantit et surveillé par les autorités sanitaires. On parle d'ailleurs plus fréquemment de plan d'épandage pour signifier que l'utilisation de ces boues fait l'objet d'une convention avec les agriculteurs leur garantissant un produit stable et contrôlé en permanence via de nombreuses études d'impact. De quoi rassurer le milieu agricole qui trouve dans la normalisation et la traçabilité de ces boues un intérêt à la fois écologique (voir témoignage) mais aussi économique. Totalement gratuite, cette boue chaulée profite en effet à bon nombre d'agriculteurs de notre agglomération, et même au-delà de notre territoire. C'est dire si le service rendu est apprécié et la qualité du produit avérée.
Le Mag' 166 - avril 2012
« Dans le cadre de la réglementation, notamment en matière d'analyses de sols et des boues, nous garantissons aux agriculteurs que l'épandage de compost ou de boues chaulées en provenance des stations communautaires s'inscrit dans une filière naturelle leur permettant de réduire l'usage des engrais chimiques. »
Francis Holuigue,
responsable d'exploitation littoral de Terralys