Au départ, des chiffres éloquents : la quantité de déchets recyclables collectés dans l’habitat collectif est moindre. Seulement 18 % (et de moins bonne qualité) contre 28 % dans les logements individuels. Le constat ne date pas d’hier – c’était en 2006 – et le plan d’actions proposé par la charte de gestion des déchets exige patience et opiniâtreté. Mais l’effort est récompensé.
Au terme d’une première opération d’incitation au tri, menée en mars 2007 avec 100 étudiants de l’IUT Techniques de Commercialisation, une enquête de satisfaction a permis de confirmer deux axes de travail. D’abord résoudre les problèmes techniques, puis développer une communication adaptée.
Cette communication est menée par divers intervenants de la Communauté urbaine, comme les agents du service d’information et d’éducation au développement durable, mais plus spécialement les conseillers du tri, sur le terrain. Ils parcourent inlassablement, en porte à porte, les logements collectifs de l’agglomération. Un secteur de ramassage après l’autre, à la rencontre des habitants. À Coudekerque-Branche, Grande-Synthe, Petite-Synthe, Saint-Pol-Mer, et en ce moment à Malo-les-Bains. Tous les outils pédagogiques et de vulgarisation sont mobilisés pour la cause du bon geste.
Mais bien souvent, constatent les conseillers, avant même cette phase de communication, les choses s’arrangent au terme du diagnostic technique réalisé avec les bailleurs. Un petit rien peut suffire : une modification du local ou de la dotation en bacs bleus et marron, un changement de place des poubelles, une signalétique adaptée, des conteneurs avec des trappes formatées au gabarit des déchets collectés, etc. Il ne faut pas forcément chercher midi à quatorze heures.